Troyes, maison (11, rue Larivey)
La maison a été construite à l’emplacement d’un édifice plus ancien détruit par l’incendie de mai 1524 (Morin 1969, p. 13). Composée de caves et de trois niveaux couronnés d’une ferme d’avant-corps, cette maison de ville en pans de bois ne se distingue guère de son environnement immédiat. Les trois étages sont bâtis en surplomb sur la rue, selon la tradition médiévale. Une porte cochère occupe le rez-de-chaussée et donne accès à une cour intérieure ; une porte piétonnière se découpe dans le vantail droit.
Les armoiries du propriétaire et bâtisseur de l’édifice sont encore aujourd’hui visibles sur le poteau cornier de gauche de l’immeuble (armoirie 1) (Palasi 2008, t. 2, num. 1634). Il est difficile de dire si un deuxième écu, portant encore les mêmes armes ou celles de l’épouse éventuelles du possesseur de la maison, était sculpté sur l’autre poteau cornier.

Troyes, maison 11 rue Larivey, porte cochère avec montant des ventaux armorié.
La maison est passée par la suite dans une autre famille qui, au XVIIIe siècle, a laissé elle aussi ses armoiries sur le montant central des vantaux de la porte cochère. Elles ont été bûchées mais de manière partielle, ce qui permet de repérer encore le heaume du cimier tourné à dextre qui timbrait l’écusson. En outre, sur le champ de celui-ci se distingue nettement un chevron surmonté d’un animal rampant, peut-être un léopard ou un lion. Un meuble, impossible à identifier, figurait en pointe (armoirie 2). Si cette lecture s’avérait exacte, les armoiries pourraient appartenir à la famille Nevelet (ou de Nevelet), bien connue à Troyes et dans la région à cette époque (Palasi 2008, t. 2, num. 1875).




