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ARmorial Monumental du Moyen-Âge
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ArmmA Bretagne

Le volet breton d’ARMMA, financé par la DRAC-Bretagne, a été initié à l’automne 2019 sous la responsabilité de Paul-François Broucke. Le potentiel héraldique de cette région a été repéré de longue date : depuis la fin du XIXe siècle, de nombreux érudits (parmi lesquels nous citerons au moins Henri Frotier de La Messelière) ont développé un vif intérêt pour le sujet, aujourd’hui partagé par des chercheurs professionnels, indépendants, amateurs, et par le grand public.

Écu aux armes écartelées de Keraëret et Glencuff. Kersaint-Plabennec, calvaire du Dirou, détail.

L’héraldique monumentale bretonne au Moyen Âge manifeste des particularismes marqués. Au XIVe siècle, le conflit de succession dynastique opposant Charles de Blois aux Montforts a engendré une émulation dont a profité toute la création artistique, s’exprimant dans la pierre par des démonstrations emblématiques.

Avec le triomphe des Montforts, l’essor continu de la construction religieuse au XVe siècle s’est accompagné de la mise en place d’ambitieux décors armoriés, en certains cas de véritables manifestes savamment ordonnancés. L’un des éléments les plus originaux de la production héraldique monumentale bretonne reste le développement très important des prééminences d’église, à la source de nombreux conflits et disputes. La proportion élevée de la noblesse au sein du duché, la multiplication de petites seigneuries, ont contribué à cristalliser un phénomène élaboré à la fin du Moyen Âge, qui se prolongea jusqu’aux derniers jours de l’Ancien Régime.

Merléac, chapelle Saint-Jacques, détail du cycle héraldique couvrant les arcades et armes de Rohan dans le bas-coté sud.

Outre la collecte des témoins armoriés subsistants, et leur étude systématique à des fins d’identification et de datation, l’inventaire d’ARMMA en Bretagne permettra également d’apporter des éléments de réponse à des questions qui n’ont pas été suffisamment débattues jusqu’à présent, quant à la chronologie de l’articulation et de la mise en forme du discours emblématique au sein du monument, et sur l’apparition du concept de prééminences.

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