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ARmorial Monumental du Moyen-Âge
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Caylus, Pavillon Gauléjac

 

La maison dite Pavillon Gauléjac, du nom de ses propriétaires à la fin du XVIIIe siècle (Éclache 1993, p. 173), prend appui au pied du castrum primitif de Caylus, avec lequel elle a été inscrite au titre des Monuments Historiques le 29 décembre 2016 (base POP). Située au nord-est du département de Tarn-et-Garonne, à la limite entre les anciennes provinces du Quercy et du Rouergue, la ville de Caylus s’est en effet formée à partir de la fin du XIIe siècle autour d’un château primitif, érigé sur la partie la plus élevée du site. Celui-ci apparaît dans la documentation en 1175, lorsque les frères Arnaud et Bertrand de Montpezat, avec leur beau-frère Bertrand de Villemur, échangent leurs droits sur Caylus contre le castrum de Montpezat avec le comte Raymond V de Toulouse (Éclache 1993, p. 161). Un premier faubourg se développe ainsi aux XIIIe et XIVe siècles, au pied du château. Puis, après la guerre de Cent-Ans, dans la seconde moitié du XVe siècle, de nombreux édifices sont reconstruits, dont le Pavillon Gauléjac, qui sera acheté en 1902 par Victor-Auguste de Vezins, propriétaire du château de Caylus, qui en fit une annexe de son domaine.

Caylus, maison dite Pavillon Gauléjac (© K. Golik, Wikimedia).

Il s’agit d’une forme de logis seigneurial urbain, qui s’apparente à une maison-forte. Une tour polygonale hors-œuvre, surmontée d’un toit en pavillon, accueille un escalier à vis en pierre qui dessert les quatre niveaux du corps de logis de forme rectangulaire. La surface de ce dernier est assez restreinte (environ 72 m2) (Noé-Dufour 1993, p. 142-143). La tour d’escalier s’ouvre par une large porte surmontée d’un arc en accolade retombant sur des colonnettes à bases prismatiques. La façade principale, qui donne au nord sur la rue, est scandée de plusieurs baies, dont la plus importante est celle du troisième niveau, qui correspond à l’étage noble d’habitation.

La fenêtre à traverse et meneau, richement moulurée, à bases prismatiques, et ornée de fleurs sur les deux côtés, est surmontée d’un cordon, qui prend appui sur deux consoles, sculptées de deux anges. Chacun d’eux brandit sur sa poitrine un écu armorié, sur lequel se distingue un motif en dent de scie (armoiries 1a-1b).

Caylus, maison dite pavillon Gauléjac, fenêtre à meneaux ornée d’armoiries (© E. Moureau).

Nous y reconnaissons les armes de la famille de Bérail (Esquieu 1907, p. 24), originaire du Rouergue. Seigneurs de Belpech et de Paulhac, les Bérail possèdent également des biens à Caylus à la fin du XVe siècle (De Barrau 1857, p. 591-592). La maison dite pavillon Gauléjac pourrait donc avoir été bâtie par Jean de Bérail, qui rédige son testament en 1518. Un Raymond de Bérail, licencié en droit, est également cité dans les comptes consulaires de Caylus en 1493 (Devals 1873, p. 52). Nous noterons que les armoiries représentées dans les écus tenus par les deux anges sont contournées par courtoisie.

Auteur : Emmanuel Moureau

Pour citer cet article

Emmanuel Moureau, Caylus, Pavillon Gauléjac, https://armma.saprat.fr/monument/caylus-pavillon-gaulejac/, consulté le 05/02/2026.

 

Bibliographie études

De Barrau Hyppolite, Documens historiques et généalogiques sur les familles et les hommes remarquables du Rouergue dans les temps anciens et modernes, Rodez 1857.

Devals Jean-Ursule, Notes pour servir à l’histoire de Caylus, recueillies dans les archives de cette ville, Montauban 1873.

Éclache Michèle, « La formation des agglomérations », dans Caylus et Saint-Antonin-Noble-Val (Tarne-et-Garonne). Le patrimoine de deux cantons aux confins du Quercy et du Rouergue, Paris 1993 (Cahiers du Patrimoine, 29), p. 156-195.

Esquieu Louis, Essai d’un armorial quercynois, Cahors 1907.

Noé-Dufour Annie, « Châteaux et maisons fortes », dans Caylus et Saint-Antonin-Noble-Val (Tarne-et-Garonne). Le patrimoine de deux cantons aux confins du Quercy et du Rouergue, Paris 1993 (Cahiers du Patrimoine, 29), p. 126-155.

Photographies du monument

Armoiries répertoriées dans ce monument

Caylus, Pavillon Gauléjac. Armoirie de Bérail (armoirie 1a)

Parti émanché de (gueules) et d'(argent) de deux parties et de deux demies.

  • Attribution : Bérail de famille
  • Tenants / Supports : Un ange
  • Position : Extérieur
  • Étage : 2ème étage
  • Pièce / Partie de l'édifice : Façade
  • Emplacement précis : Fenêtre
  • Support armorié : Console
  • Structure actuelle de conservation : In situ
  • Technique : Sculpture en pierre
  • Période : 1451-1475 ; 1476-1500 ; 1501-1525 ; 1526-1550
  • Dans le monument : Caylus, Pavillon Gauléjac

Caylus, Pavillon Gauléjac. Armoirie de Bérail (armoirie 1b)

Parti émanché de (gueules) et d'(argent) de deux parties et de deux demies, contourné par courtoisie.

  • Attribution : Bérail de famille
  • Tenants / Supports : Un ange
  • Position : Extérieur
  • Étage : 2ème étage
  • Pièce / Partie de l'édifice : Façade
  • Emplacement précis : Fenêtre
  • Support armorié : Console
  • Structure actuelle de conservation : In situ
  • Technique : Sculpture en pierre
  • Période : 1451-1475 ; 1476-1500 ; 1501-1525 ; 1526-1550
  • Dans le monument : Caylus, Pavillon Gauléjac

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