Puylaroque, pièce erratique (1, rue Reynies)
Situé en Tarn-et-Garonne mais dépendant de l’évêché de Cahors jusqu’en 1808, le village de Puyalaroque, dans le Quercy blanc, a été au Moyen Âge le siège d’une seigneurie appartenue jusqu’en 1203 à une famille de La Roque. A cette date, Bertrand de La Roque la vendit pour moitié à Calvet Raymond et pour moitié à Bernard Lunel. Lors de la Croisade des Albigeois, Puylaroque est prise par les armées de Simon de Montfort, mais il semble que les lieux aient été désertés auparavant (Alvira Cabrer 2010). En 1256, le village est la propriété d’Alphonse de Poitiers, comte de Toulouse, qui à son tour la cède en 1262 à Raymond de Puycelsi et sa femme Gausinde (Moulenq 1880, p. 303-304). En 1316, Bernard VII, comte d’Armagnac, achète la seigneurie à Bernard de Puycelsi. Elle est finalement revendue pour partie seulement en 1362 à Raymond-Arnaud des Prés, seigneur de Montpezat (ibid., p. 304-305). La famille de Vignes succède aux des Prés en 1595 jusqu’à la Révolution (Razoua 1883).

Puylaroque, maison 1 rue Reynies, pièce erratique armoriée.
Le bourg, qui compte à l’époque médiévale de nombreux artisans dont des potiers de terre, présente encore dès nos jours quelques maisons anciennes ornés d’éléments armoriés. L’une d’elles se trouve au 1, rue Reynès. D’origine médiévale mais modifiée à l’époque moderne, cette maison comporte, enchâssée au-dessus de sa porte d’entrée, une pierre sculptée, qui semble rapportée. Elle figure un écusson en relief (armoirie 1), aujourd’hui illisible, inscrit dans un quadrilobe, lui-même disposé sous une accolade moulurée, qui paraît remonter au début du XVe siècle. L’état de conservation de la pierre et le manque de documents sur cet édifice ne permet pas d’avancer d’hypothèse sur la nature et l’identité de l’armoirie qui y était représentée.
Un autre édifice résidentiel orné d’un fragment armorié se trouve au 21 de la même rue.


