Airvault, pièce erratique
Orné d’une accolade au profil mouluré mais très érodé par les agents atmosphériques, ce linteau de porte était jadis chargé, au centre, d’un écusson en saillie, dont seule la partie supérieure est conservée (armoirie 1). Une frise végétale ornait le profil supérieur de l’accolade : nous distinguons encore une branche, quelques feuillages et une fleur de lys.
Cette dernière, très stylisée, pourrait avoir une valeur emblématique, même s’il ne faut pas oublier qu’à partir du XIIIe siècle les fleurs de lys deviennent un élément récurrent du lexique ornemental.
Si la provenance de cette pierre demeure inconnue – appartient-elle peut-être à un des édifices du complexe abbatial des augustiniens ? –, sa datation pourrait être fixée, sur des critères stylistiques, entre la seconde moitié du XVe et le début du XVIe siècle.



