Mériel, abbaye Notre-Dame du Val (maison abbatiale)
Claude de Dinteville (+ 1507), élu abbé par les moines du Val en 1507, fit faire des travaux dans l’abbaye, dans l’église, où figuraient ses armes, et notamment dans la maison abbatiale où son armoirie était également représentée, paraît-il, aux « plusieurs vitres » de la chapelle qu’il avait fait refaire (Paris, BnF, ms. Fr. 14450, fol. 38r-v; Foucher 1998, p. 11) (armoiries 1a-?). Son successeur, Charles de Villiers (+ 1535), évêque de Limoges et de Beauvais, premier abbé commendataire de Notre-Dame du Val, fit faire également des réparations importantes aux bâtiments de l’abbaye, qu’il scella avec son armoirie. Ses armes étaient semble-t-il sculptées dans la maison abbatiale (armoiries 2a-?) et à d’autres endroits du complexe monastique (Paris, BnF, ms. Fr. 14450, fol. 40r), comme dans le cloître (aussi que sur le manteau de la cheminée de la maison des religieux à Saint-Leu : Foucher 1998, p. 11).
Devant la maison de l’abbé se trouvait la cour dans laquelle, au XVIIe siècle et peut-être déjà bien avant, était planté le poteau de justice aux armes de l’abbaye (armoirie 3) – qui utilisait les mêmes armes des De l’Isle mais aux émaux inversés (d’argent à la fasce de gueules accompagnée par sept merlettes du même, quatre en chef et trois en pointe) (Foucher 1998, p. 17) –, peintes sur une plaque de fer blanc (ibid., p. 278). Il fut renouvelé en 1670 parce qu’il avait été jugé vétuste (il était donc utilisé depuis un certain temps). Un collier de fer, soudé à une chaîne, permettait d’exposer au public les criminels, attachés par le cou (ibid.).




