La Roche-Posay, pièce erratique
Remployée dans un édifice résidentiel plus tardif, cette pierre armoriée pourrait avoir appartenu à l’ornementation d’un édifice monumental de la ville (armoirie 1). Elle pourrait notamment provenir de l’église Notre-Dame, qui s’élève seulement à quelques dizaines de mètres. L’écu, à terminaison triangulaire, est plutôt développé dans le sens de la longueur, comme on le trouve souvent dans la région à partir du dernier quart du XVe siècle.
Il est inséré dans un encadrement flamboyant polylobé, dont les terminaisons sont ornées de feuilles charnues. Aucune trace d’armoirie n’est plus visible sur la surface de l’écu, abîmé par les agents atmosphériques. L’absence de tout relief même dans la partie supérieure du bouclier, la mieux conservée, laisse de toute façon croire qu’une armoirie éventuelle y avait été peinte et non sculptée.
Puisqu’il faudra exclure l’appartenance de la pièce à une voûte, en considération de sa forme qui la rendait inadaptée à servir de clef, nous supposons qu’à l’origine elle devait orner le mur d’une chapelle ou, plus probablement, un autel ou un enfeu (comme c’était probablement le cas, d’ailleurs, d’une autre pierre armoriée actuellement encastrée dans le mur gouttereau d’une des chapelles de l’église Notre-Dame). Il nous semble mois plausible en revanche qu’elle avait été utilisée comme ornement d’une hotte de cheminée.



