Anché, église Saint-Martin
De l’église romane décrite par Pierre Amédée Brouillet (Brouillet 1865, p. 276-277) et Auguste-François Lièvre (Lièvre 1869, p. 220) il ne reste aucun vestige. Entre 1866 et 1882 l’édifice a été totalement reconstruit et seule une dalle funéraire du XIIe siècle témoigne de son passé médiéval (Le patrimoine des communes 2002, I, p. 219; Base Gertrude).
Encore au XIXe siècle l’église présentait une chapelle latérale voûtée en ogive, datée du XVe siècle, dont le patronage appartenait au prieur de Château-Larcher (Beauchet-Filleau 1868, p. 192). Sa clef de voûte portait probablement un écu sculpté qui a été reproduit par Brouillet (Brouillet 1865, pl. 5, fig. 6) mais sans plus aucune trace de l’armoirie (armoirie 1). En revanche, l’auteur décrit un second « écusson » situé «dans [une] fenêtre» (ibid., p. 277) (armoirie 2). Si l’ombre représentée dans le dessin qui accompagne la description (ibid., pl. 5, fig. 5 et pl. 6, fig. 4) laisse croire qu’il s’agissait d’un élément sculpté en relief, le plan de l’édifice reproduit dans la même planche n’aide pas à comprendre son emplacement exact. L’armoirie était accolée à une crosse – en dessous de l’écu et non au-dessus – et devait par conséquent appartenir à un abbé~: il pourrait s’agir de l’abbé de Saint-Cyprien de Poitiers, dont relevait le susdit prieuré de Château-Larcher (Beauchet-Filleau 1868, p. 239).




