Chauvigny, tour de Flins
Bâti entre la fin de l’XIe siècle et le début du XIIe, le château de Flins s’élève au nord-est du Donjon de Gouzon. En position isolée par rapport aux autres structures défensives de la ville et donc aux lieux les plus strictement contrôlés par les évêques au Moyen Âge central, cette tour pouvait avoir à l’origine une fonction de garde pour l’habitat ou même appartenir à une seigneurie indépendante (Bourgeois et al. 2012, p. 161-162, 184). Au XVIe siècle, période de la quelle date la charpente (Bourgeois et al. 2012, p. 161-162, 184), l’édifice subit des transformations qui, toutefois, n’altérèrent pas sa configuration originelle : les fenêtres furent adaptées au goût de l’époque et un nouveau corps de bâtiment fut ajouté pour améliorer le confort de la structure (Bourgeois et al. 2012, p. 161-162, 184).

Chauvigny, tour de Flins.
À l’intérieur, la tour est divisée en quatre étages, dont les deux premiers sont occupés par une seule pièce fournie d’une cheminée en pierre. Celle du premier étage aurait été ornée par une armorie qui aurait porté un chevron brisé (Ardillaux 1865, p. 16 ) (armoirie 1), mais elle était déjà illisible vers la fin du XIXe siècle (Tranchant 1882, p. 138-139). En revanche, la cheminée du second étage, détruite au XIXème siècle, était ornée d’un écu portant – nous informe Charles Tranchant – une rose et un lambel (Tranchant 1882, p. 138-139) (armoirie 2). L’armoirie a été attribuée aux Ravenel (Crozet 1958, p. 21 ; Bourgeois et al. 2012, p. 161-162, 184), qui porteraient « d’argent à une quintefeuille de gueules, au lambel d’azur » (Lainé 1836, t. 5, p. 26) et qui étaient propriétaires de l’édifice à l’époque des travaux de réfection.



