Loudun, église Saint-Léger
Provenant peut-être de l’église Saint-Léger de Loudun (Charbonneau-Lassay 1996, p. 24), qui s’élevait à l’intérieur de l’enceinte du château, cette statue gisante d’un chevalier, jadis partie d’un tombeau, fut probablement enlevée de son emplacement d’origine à la Révolution quand elle fut également mutilée de sa tête. La sculpture fut en effet retrouvée dans le jardin du château de la Bâtie dans la première moitié du XXe siècle et ramenée par la suite (après 1940) dans l’église Saint-Pierre de Loudun (Salvini 1966, p. 477 ; Mineau, Racinoux 1978, p. 71).

Gisant de Robert ou Huguet Frétard. Loudun, église Saint-Pierre.
Le personnage représenté, habillé d’une armure avec des pièces rigides en acier et enrobé dans un large manteau, a été identifié avec un membre de la famille Frétard d’après l’armoirie frettée sculptée sur son bouclier (60 cm de haut) (Charbonneau-Lassay 1996, p. 24) (armoirie 1). Il pourrait s’agir soit de Robert Frétard de Turzay, chambellan de Philippe VI mort en 1346 (ibid.), soit de son fils Huguet qui, engagé dans la défense de Loudun contre les Anglais (Beauchet-Filleau 1905, p. 597), mourut après 1387 (Salvini 1966, p. 477).
L’écu armorié ne semble pas avoir été bûché par les révolutionnaires, mais a été plutôt endommagé par l’action des agents atmosphériques ayant été exposé pendant longtemps aux intempéries.


