Rennes, porte de Vilaine
La porte de Vilaine, parfois appelée porte de la Juiverie en raison de sa proximité avec la rue des Juifs, était située au sud-ouest de l’enceinte de la Ville Neuve à proximité de la tour d’Apigné. Elle donnait accès au pont de Vilaine, qui prit ensuite le nom de pont de l’Isle ou de la Poissonnerie (Banéat 1904, p. 50). C’était un des deux points de franchissement du fleuve dans la ville. Elle remplace dans cette fonction la porte Aivière de l’enceinte antique (ibid., p. 198).
Construite en 1449 (ibid., p. 188 ; Leguay 1969, p. 158), elle prenait la forme d’un châtelet (Le Boulch 2020, p. 241), qui comportait une porte voûtée protégée par une herse (Leguay 1969, p. 158). Les plans d’Argentré (1616) et de Forestier (1726) montrent qu’à l’époque moderne, seule la tour ouest était conservée, tandis que de nombreuses constructions résidentielles s’agrégeaient aux ouvrages fortifiés (Le Boulch 2020, p. 335).

Porte de Vilaine, dans Rennes, AM, 1 Fi 42, Plan de Rennes, ville capitale de Bretagne et siège du Parlement 1616, fac similé, 1618.
Un décor héraldique vint orner la porte lors de sa construction. Il est en effet mention dans les comptes des miseurs, d’un timbre de quatre pieds de haut et trois de large (soit environ 1,30 m sur 0,95 m) orné des armes ducales (Leguay 1969, p. 158) (armoirie 1). La désignation suggère également la présence du heaume au cimier du lion des Montfort venant timbrer l’écu herminé.


