Arronville, église Saint-Pierre-et-Saint-Paul
L’église Saint-Pierre-et-Saint-Paul d’Arronville (Le patrimoine 1999, t. 2, p. 619-620) a été construite à la fin du XIe siècle ou au début du XIIe (en 1160 d’après Gautier 1876, p. 252), mais elle a été largement reprise au cours des siècles. Formée d’une nef de quatre travées, flanquée de deux bas-côtés voûtés d’ogives, datant du XIIIe-XIVe siècle, l’église présente un transept légèrement saillant et un chevet plat, dans la partie centrale éclairé par un triplet, datant du XIIIe siècle (Hamon 2008, p. 149). Le clocher, reconstruit à la suite des destructions provoquées par la Guerre de Cent ans, s’élève au-dessus de la croisée du transept s’appuyant sur les vestiges d’une structure plus ancienne (Duhamel 1988, p. 41-42). Restaurée au XIXe siècle, l’église est classée aux Monuments Historiques en 1943 (base POP).

Arronville, église Saint-Pierre-et-Saint-Paul, vue de la nef vers l’est (wikipedia).
Les voûtes qui couvrent la nef, reposant sur des culs-de-lampe amorcés dans les murs gouttereaux, ont été ajoutées seulement au début du XVIe siècle. La consécration de l’édifice en 1518, documentée par une inscription commémorative encore visible (base POP), pourrait être liée à cette phase de réaménagement. Une clef sculptée, ornant la voûte de la deuxième travée, porte un écusson à la pointe arrondie et témoigne de ce chantier (armoirie 1) (Duhamel 1988, p. 41-42). L’armoirie qui y était représentée est très abîmée, mais il nous semble de pouvoir encore y distinguer les trois fleurs de lys des armes de France, probablement à l’origine timbrées d’une couronne. Cette armoirie pouvait soit attester que l’édifice bénéficiait d’une protection royale, soit, et plus probablement, documenter la fidélité des habitants envers le roi.


